Entretien avec le collectif FAAB G à propos de l’exposition Ce qui dérive résiste encore, présentée à L’Arcade du 8 juillet au 6 septembre 2026.
Face au constat de la faible présence des expériences asio-descendantes dans les récits et théories décoloniales, le collectif FAAB G—acronyme de : Féministes Antiracistes Asiatiques basé·e·x·s à Genève—place au centre de sa démarche des figures de résistance FLINTA* (Femmes, Lesbiennes, Intersexes, Non-binaires, Trans, Agenre) liées au continent asiatique.
L’exposition Ce qui dérive résiste encore interroge les récits dominants qui ont contribué à invisibiliser, marginaliser ou simplifier certaines histoires, identités et mémoires, tout en restituant des présences longtemps tenues à l’écart des représentations officielles.
Présentée à L’Arcade du Centre d’Art Contemporain Genève, l’exposition réunit les travaux des membres du collectif : Jeanne Tara, Juli Sando, Sayaka Mizuno, Camille Farrah Buhler, Anaïs Nariman Aïk, Fhunyue Gao et Li Chaolin. Sélectionné dans le cadre de l’appel à projets annuel dédié aux artistes actif·ve·x·s à Genève, le projet rassemble des pratiques pluridisciplinaires explorant des formes de résistance à la fois politiques, historiques et intimes.
À travers des récits personnels, des archives, des gestes de transmission et des processus de réappropriation mémorielle, les œuvres ouvrent un espace de réflexion sur les manières de raconter autrement les histoires diasporiques et minorées. Nourrie par des perspectives anticoloniales et transféministes, l’exposition propose de penser la résistance comme une pratique collective, mais aussi comme une expérience sensible liée à la mémoire, à l’identité et à l’appartenance.
L’exposition est accompagnée d’une série d’événements et de rencontres destinés à prolonger cette réflexion collective autour des voix, des héritages et des formes de résistance qui continuent de circuler, de dériver, de persister.
