Pendant quelques heures ce samedi 9 mai 2026, loin de l’effervescence de la Biennale, le fort de Sant’Andrea s’est transformé en un havre de paix et de sérénité, bercé par la délicate et envoûtante installation sonore in situ de l’artiste suisse Hannah Weinberger.
Entre exploration et écoute attentive, Fort Sant’Andrea — A Tidal Listening a immergé le public dans une œuvre sonore à 50 canaux, harmonieusement intégrée au paysage de l’île dormante.
Pendant des siècles, le fort a gardé l’entrée de la lagune ; autrefois forteresse militaire, il est aujourd’hui un lieu vivant dédié à la rencontre, à l’art et à la liberté.
Pour cette performance entre chant et field recordings, Hannah Weinberger a imaginé un paysage sonore temporaire sur plusieurs heures — non pas comme une performance mise en scène, mais comme un instant de communion entre les personnes, le lieu, et le temps.
L’œuvre a été conçue comme forme de présence attentive, une manière de faire corps avec le fort au travers de son architecture, son environnement, sa mémoire — une couche temporaire qui coexiste avec le site plutôt que de l’envahir.
Les participant·e·s ont été invité·e·s à parcourir le site librement, pour que ce lieu exceptionnel puisse se révéler à eux au rythme de leurs pas, de leurs pauses et de leurs observations.
Pendant quelques heures, le fort a pris vie au travers de l’attention partagée : un rassemblement éphémère, comme une marée, pour établir une réflexion collective quant à la relation de Venise avec l’eau, le temps et la survie.
