Hope is a Chain of Submission (Partie II)

Hope is a Chain of Submission (Partie II)
Pier Paolo Pasolini, Lili Reynaud-Dewar, Guillaume Dustan

Une proposition de Stéphanie Moisdon

Hope is a Chain of Submission (Part II)

La Rabbia, 1963, 134 min, de Pier Paolo Pasolini – disponible jusqu’au 21 mai 2021.
Rome, 1er et 2 novembre 1975 (1-4), 2021, 141 min, de Lili Reynaud Dewar – disponible jusqu’au 15 juin 2021.
Songs in the key of moi, 2000, 33 min, de Guillaume Dustan – disponible jusqu’au 20 juin 2021.
Nietzsche, 2002, 62 min, de Guillaume Dustan – disponible jusqu’au 20 juin 2021.
Pietà, 2001, 29 min, de Guillaume Dustan – disponible jusqu’au 20 juin 2021.

 

« Hope is a chain of submission », cette phrase qui a valeur de manifeste résonne avec force dans l’essai sur David Wojnarowicz de Marion Scemama. La citation est extraite du Traité de savoir-vivre à l’usage des nouvelles générations de Raoul Vaneigem (« l’espoir est la laisse de la soumission »), livre phare paru en 1967 pour toute une jeunesse qui ne pouvait se résoudre à l’inertie des pouvoirs et qui cherchait dans la liberté comme dans l’amour ce qu’il y a de plus subversif.

Cette phrase affecte et innerve l’ensemble de cette sélection, que j’ai voulu centrer sur des œuvres complexes, des mondes intermédiaires, ni documentaires ni fictions, où se dessine le contre-portrait d’une révolution permanente.

Au-delà de toute tentative de regroupement (formel, générationnel…), on peut y lire le mouvement continu d’un soulèvement des corps, des voix, du désir et de la violence, de l’écriture politique. Toutes ces pièces font différemment l’expérience du chaos, d’un monde qui n’est jamais donné, traversé par les tensions de la révolte et du vivant, du sexe et de la pensée, habité par des figures enragées.

Parce qu’il fallait se demander comment revoir ou faire voir ces expériences filmiques qui mobilisent le concept de rage, d’amour, de lutte, de disparition et à travers elles, envisager le contemporain de la crise comme le site d’élaboration non-linéaire d’un temps collectif historique.

Se demander comment nos représentations les plus actuelles s’inscrivent dans ces histoires de rupture et de continuité, de jeunesses orphelines qui refusent l’héritage du passé, qui se situent quelque part dans la post-histoire où la notion même de futur a peut-être simplement été annulée.

« Pourquoi notre vie est-elle dominée par le mécontentement, par l’angoisse, par la peur de la guerre, par la guerre ? Pour répondre à cette question, j’ai écrit ce film sans suivre de fil chronologique ni même logique. Mais simplement mes raisons politiques et mon sentiment poétique. » Pier Paolo Pasolini

Film maudit par son auteur même, La Rabbia ne choisit pas de camp, entre la rage et l’amour, avec l’espoir que seule la révolution puisse sauver le passé. Poème filmique bâti à partir d’images des actualités cinématographiques, de la mort du père de la Démocratie chrétienne italienne, Alcide De Gasperi (1954) à celle de Marilyn Monroe (1962), l’histoire du monde défile, accompagnée du commentaire torrentiel de Pasolini face à la dilution des utopies de la Résistance dans l’après-guerre. 

Rarement le cinéaste n’a semblé aussi prophétique. La globalisation ? « Quand tous les paysans et les artisans seront morts, quand l’industrie aura rendu inéluctable le cycle de la production et de la consommation, alors notre histoire sera terminée. » La naissance de la télévision ? « On expérimente les moyens de diviser la vérité en opposant l’ironie humiliante à chaque idéal, les blagues à la tragédie, le bon sens des assassins aux excès des humbles. » 

On sait la haine dont le cinéaste fut l’objet de son vivant. Vilipendé pour ses idées, moqué pour son homosexualité, cible du « bon sens des assassins », Pasolini déclarait en 1966 : « Pour moi, l’enragé idéal est Socrate. Il n’existe pas de rage plus sublime. (…). Un va-nu-pieds qui se baladait d’une palestre à une autre à Athènes et à la périphérie d’Athènes. »

Pasolini est mort assassiné dans la nuit du 2 au 3 novembre 1975, sur la plage d’Ostie, en périphérie de Rome.

Rome 1er et 2 novembre 1975, le film démultiplié de Lili Reynaud-Dewar revient justement sur les circonstances de l’assassinat de Pasolini, inspiré et affecté par plusieurs sources documentaires ou fictionnelles, au centre desquelles le biopic d’Abel Ferrara, Pasolini (2014), véritable jeu de miroirs entre le grand fantôme de l’Europe néolibérale et le cinéaste incandescent. De ces dernières heures non élucidées, qui ont déjà donné lieu à de multiples hypothèses, Lili Reynaud-Dewar déploie un dispositif à plusieurs voix, plusieurs corps, qui échappe à la tentation de totaliser une histoire qui ne se laisse pas saisir. Les effets de répétition, propres à l’œuvre de l’artiste, renvoient à l’inachèvement d’un des textes les plus saisissants de Pasolini, Petrolio, roman-fable prophétique sur le pouvoir, l’état et le sexe, qui condamnait en son temps la destruction de la planète et des ressources naturelles par les puissances économiques mondiales. Dans le passage des langues, entre les temps historiques, et les variations d’incarnation, d’interprétation de différents amis et complices, de la dissociation à la possession, Lili Reynaud-Dewar propose une expérience performative jouissive, qui révèle les mécanismes d’une post-production continue, qui n’écrit jamais le mot « fin ».

Entre 2000 et 2004 l’écrivain Guillaume Dustan réalise 17 films avec sa petite caméra DV au poing. Ils parlent d’amour, de sexe, de drogue, de clubbing, de philosophie. Ils prolongent son projet littéraire et politique, autofiction qu’il qualifiait d’autopornographique, qui a littéralement encapsulé la génération des années 90, cherchant toujours de nouvelles formes de vie et de langage.

Thomas Clerc, qui a largement contribué à sa relecture, notamment grâce à la publication des œuvres complètes chez P.O.L, dit de lui : « Dustan est l’un des rares écrivains de gauche qui refusent la mélancolie de gauche. Il est nietzschéen, il place le plaisir au centre de la politique, celle-ci étant un art de mieux vivre. C’est en cela qu’il rejoint toute une génération qui a trouvé dans l’autobiographie l’outil de cette libération personnelle et politique. »

Au sein d’un milieu déjà minoritaire, Guillaume Dustan occupait une position marginale : celle de la défonce rageuse, désespérée, voire morbide. Il occupe aujourd’hui une position centrale pour toute une nouvelle génération qui perçoit ses films et ses livres avec joie, au-delà des questions identitaires et des vaines polémiques médiatiques, comme une prise de parole directe, à partir d’une langue commune et pourtant singulière, poétique et moderne, résolument vivante.

— Stéphanie Moisdon

 

 

La Rabbia (1963)
Pier Paolo Pasolini
134 min

« L’histoire de La Rabbia commence en 1962, quand Pasolini, qui a déjà réalisé deux films, Accattone (1961) et Mamma Roma (1962), reçoit d’un petit producteur, Gastone Ferranti, la proposition de réaliser un film de montage à partir des archives du cinéjournal Mondo libero. De ces 90 000 mètres de pellicule dans lesquels Pasolini voit « le défilé déprimant de l’indifférence internationale et le triomphe de la réaction la plus banale », le cinéaste extrait une série d’images qu’il s’approprie, remonte jusqu’à en faire la matrice d’un film personnel, pour lequel il compose un texte lu en voix off par l’écrivain Giorgio Bassani et par le peintre Renato Guttuso.

Trop à gauche ? Le producteur Ferranti veut « rééquilibrer » politiquement le film en confiant le même travail à l’écrivain Giovanni Guareschi (1908-1968), l’auteur de Don Camillo. La Rabbia, distribuée par la Warner, est retirée rapidement des écrans italiens. En 2001, la publication des écrits cinématographiques de Pasolini fait réapparaître la totalité du texte écrit pour La Rabbia. Il est beaucoup plus long que celui de la version de 1963 et permet de saisir l’ampleur des coupes auxquelles Pasolini s’est résolu : les seize premières séquences des obsèques de De Gasperi, en passant par des expérimentations atomiques, la guerre de Corée et la naissance de la télévision.

À partir du texte, le cinéaste Giuseppe Bertolucci, qui dirige la Cinémathèque de Bologne – siège de la Fondation Pasolini – et le critique Tatti Sanguineti s’attellent à la restauration de l’œuvre, retrouvant toutes les images manquantes.

Il a fallu, ensuite, remonter les images dans l’esprit pasolinien pour les faire correspondre à leur commentaire, lu par Bertolucci. De ce travail renaissent seize minutes qui, ajoutées à la partie sauvegardée par le cinéaste, font de ce film un chaînon majeur de l’œuvre de Pasolini. »

Philippe Ridet, Le Monde, 27 octobre 2008

 

« Si Eichmann pouvait sortir de sa tombe et faire un film, il ferait un film de ce genre. Par personne interposée Eichmann a fait ce film. (…) Ce n’est pas seulement un film « qualunquiste » [expression italienne équivalente de « poujadiste »], conservateur ou réactionnaire, c’est pire. Il y a la haine des Américains et le procès de Nuremberg est décrit comme une vengeance ; on parle de John Kennedy en ne faisant voir que sa femme, comme si lui n’existait pas. Il y a la haine contre les nègres, il manque seulement que l’on dise qu’il faut les mettre tous contre le mur. Il y a une fille blanche qui donne une fleur à un homme noir et immédiatement après le commentateur la couvre d’insultes pour cela. Il y a un hymne aux paras, exaltés comme des troupes magnifiques ; il y a un anticommunisme qui n’est même pas celui du MSI, mais l’anticommunisme des années 1930. Il y a tout, le racisme, le péril jaune, le procédé typique des orateurs fascistes, l’accumulation de données de fait indémontrables. (…) »

Pier Paolo Pasolini, Il Giorno, 13 avril 1963

 

Rome, 1er et 2 novembre 1975 (1-4) (2021)
Lili Reynaud-Dewar
Présenté en quatre films, 141 min

Rome, 1er et 2 novembre 1975 est très librement inspiré du biopic d’Abel Ferrara sur la dernière journée du poète et réalisateur Pier Paolo Pasolini, et du roman Pétrole, qu’écrivait le poète au moment de sa mort, et qui sortit dix-sept ans plus tard, en 1992. Pétrole décrit un personnage, Carlo, qui se voit au début du roman dédoublé en deux figures antagonistes et inséparables : un érotomane mu par ses seules pulsions sexuelles et la passion du cosmos, et un ingénieur à la conquête du pouvoir dans les milieux politiques et financiers de l’Italie des années 70. À plusieurs reprises au cours de Pétrole, les deux Carlo changeront de sexe.

Tourné sur une période de 8 mois à Rome à la Villa Medicis, puis au Japon durant le Okayama Art Summitt dont Pierre Huygue fut le commissaire, Rome, 1er et 2 Novembre 1975 réunit des interprètes qui sont des proches collaborat·eur·rice·s, étudiant·e·s, ami·e·s de Lili Reynaud-Dewar, ou membres de sa famille. Les un·e·s après les autres, tou·te·s ces protagonistes sont venu·e·s interpréter les mêmes évènements, tragiques et éminemment politiques, dans les mêmes décors, sous les mêmes lumières, suivant des scénarios identiques, ou presque.

La première scène est la transcription intégrale d’une interview donnée par Pasolini le jour de sa mort au journaliste Furio Colombo pour la Stampa, la seconde décrit les derniers instants passés par Pasolini en compagnie de son amant le jeune Pino Pelosi, qui s’accusa de son assassinat puis se rétracta des années plus tard. Enfin, la dernière scène est une tentative de représentation de la confusion et de la violence du meurtre de l’intellectuel italien, dont les véritables responsables ne furent jamais condamnés ni nommés, si ce n’est peut-être par la victime elle-même dans son roman Pétrole.

 

Rome, 1er et 2 novembre 1975 (1) :
Avec Julie Boukobza, Verena Dengler, Marina Faust, Marwan Frickach, Thomas Liu Le Lann, Pierre-Alexandre Matéos, Benedetta Pedone, Naomi Quashie, Lili Reynaud-Dewar, Mireille Rias, Michele Robecchi, Kwon Sanghae, Satoshi Ukaï.
Rome, 1er et 2 novembre 1975 (2) :
Mohamed Almusibli, Bianca Benenti Oriol, Eugenio Carraba, Diedrich Diederichsen, Fred Emprou, Maïa Izzo-Foulquier, Salvatore Lacagnina, Jimmy Nuttal, Lili Reynaud-Dewar, Mireille Rias, Bettina Steinbruegge, Ramaya Tegegne.
Rome, 1er et 2 novembre 1975 (3) :
Mohamed Almusibli, Bianca Benenti Oriol, Eugenio Carraba, Diedrich Diederichsen, Fred Emprou, Marwan Frickach, Ichiro Fukano, Maïa Izzo-Foulquier, Salvatore Lacagnina, Marlie Mul, Lili Reynaud-Dewar, Kwon Sanghae, Frances Young.
Rome, 1er et 2 novembre 1975 (4) :
Eugenio Carraba, Verena Dengler, Marina Faust, Salvatore Lacagnina, Thomas Liu Le Lann, Pierre Alexandre Matéos, Jimmy Nuttal, Koichiro Osaka, Naomi Quashie, Lili Reynaud-Dewar, Michele Robecchi, Kwon Sanghae, Bettina Steinbruegge
Figuration pour tous les films :
Jacopo Adolini, Romain Bitton, Giordano Boetti, Eugenio Carrara, Pietrarco Franchetti, Tatiana Galdo, Sofia Gallarate, Maria Laura Gentile, Arturo Passacantando, Benedetta Pedone, Ryu, Pablo Schellinger, Daniele Spadaro, Amana Takaaki, Kuwamato Tomonari, Leonardo Varriale
Crédits additionnels pour tous les films :
Directeur de la Photographie : Victor Zébo
Prise de son : Andrea Faustinella
Etalonnage : Pauline Sicard
Mixage et montage son : Yannick Delmaire
Montage et sous-titrage : Hodei Berasategi
Avec le soutien de la Villa Médicis, la FNAGP et Le Fresnoy

 

Songs in the key of moi (2000)
Guillaume Dustan
33 min

« Pop life, je filme ma chambre avec de la musique adaptée.

Songs in the key of moi, plus ou moins la même chose, c’est un travail sur l’adolescence. » (G.D., Premier Essai, 2005)

Un autoportrait en playlist tourné une nuit sous drogue, jusqu’au matin. Il filme sa chambre, ses livres, des dessins d’Hervé Gauchet, les dizaines d’images accrochées au mur, en passant de la musique. On entend une voix, la seule du film : « hum, il faut vraiment que je sorte. » Au réveil, il pose la caméra et danse sur Madam Butterfly de Malcolm McLaren.

PLAYLIST DU FILM (en clef de moi) :

I Cannot Carry On, Dead Or Alive (1989)

Give It Back (That Love Is Mine), Dead Or Alive (1989)

Rendez-vous dans l’espace, Telex (1998)

All Time, Archive (1996)

What a Difference a Day Makes (Cuando Vuelva A Tu Lado), Laura Fygi (2000)

Music (Calderone Anthem Mix), Madonna (2000)

Waltz Darling, Malcolm McLaren & The Bootzilla Orchestra (1989)

Pense à ta carrière, Les Rita Mitsouko (2000)

In Too Deep, Dead Or Alive (1985)

Madam Butterfly (Un Bel di Vedremo), Malcolm McLaren (1984)

« la danse = des années de boulot pour en arriver là – je danse du cerveau, jamais été aussi free »

(G. D., extrait de « Nanni Moretti, 16.7.1994 », Archives Guillaume Dustan/IMEC)

 

Nietzsche (2002)
Guillaume Dustan
62 min

« Nietzsche, un journaliste feuj ancien rédac chef de BFM vient me voir pour un bouquin sur les gays et on parle, je suis assis au bureau de Tim. » (G.D., Premier Essai, 2005)

Nietzsche, après Poubelle (2002) et Sorbelli (2002), est le dernier film d’entretien de Dustan. Il répond au journaliste Yves Derai, dans le cadre de la préparation de son livre « Le gay pouvoir : Enquête sur la République bleu blanc rose » (2003). Le film lui permet d’enregistrer un flux de pensées politiques, à la fois ancrées dans l’actualité (l’arrivée du PS à la mairie de Paris, les suites du PACS, les élections de 2002…), et plus spécifiquement d’un point de vue intime et nietzschéen.

La forme de l’entretien d’une heure, sans coupe, permet à Dustan de s’exprimer comme il n’aura jamais l’occasion de le faire ailleurs. Il revient notamment sur son conflit avec Act Up-Paris, sur son rapport à la gauche et à la politique locale, sur le libéralisme philosophique et la notion d’individualisme.

Un an plus tôt, Dustan publie Génie Divin dans lequel il rédige notamment son « (programme) » politique et une série de courts essais dont le contenu s’articule à bien des égards avec ce film.

Dans les archives de Guillaume Dustan à l’IMEC, nous étions tombé·e·s sur cette phrase qui nous permet de comprendre et d’accepter certaines manières non-linéaires et toujours mouvantes, celles de la langue orale, par lesquelles il déploie ses raisonnements : « je suis ainsi, et comme ci, et comme ça, sans contradiction. »

 

Pietà (2001)
Guillaume Dustan
29 min

« Pietà, un film d’amour avec Tristan à Zurich. » (G.D., Premier Essai, 2005)

Filmé dans le nouvel appartement de Tristan et dans les rues de la ville.

« Je crois que y a un truc qui s’est réouvert dans mon cœur, about this boy, and love, and friendship… and brotherly love like this one. »

Avec Ratés, le film complète le cycle de Tristan auprès de Nous (love no end) et Nous 2, mais à la place des commentaires, de la musique et des bruits d’appartement, il y a le silence, les cris au loin, les vrombissements de la ville ou de l’autoroute…

Pietà et Ratés (le dernier film d’amour en 2003) sont construits de manière similaire, sous forme de boucles : Tristan qui dort, sortie, retour à l’intérieur.

Ratés sera la suite de Pietà, deux ans après.

« Et si je m’en vais avant toi. »

C’est mélancolique et crépusculaire. Enregistré principalement sur la route, le film commence et se termine dans l’appartement de Dustan à Douai, où il vit seul alors qu’il a finalement repris un poste de juriste en 2003, après l’arrêt de sa collection Le Rayon chez Balland, et dont il parle dans ses livres Dernier roman (2004) et Premier essai (2005).

On pense y voir aussi une référence au film de Marguerite Duras, Le Camion (1977), que Dustan cite déjà dans les premières pages d’LXiR (2003).

Crédits : Guillaume Dustan et ses ayant-droits

Voir la rétrospective des films de Guillaume Dustan actuellement à Fri Art Kunsthalle. En savoir plus.