The Epoch of Mapalucene

The Epoch of Mapalucene
Natasha Tontey

The Epoch of Mapalucene
Natasha Tontey
2021

 

Dans la province indonésienne du Sulawesi du Nord, les Minahasas, qui vénéraient la pierre, étaient organisés selon l’économie du don de Mapalus, fondée sur le volontariat, la parenté avec la nature et l’entraide. Selon la cosmologie indigène, la première personne à avoir existé était une femme qui avait donné naissance à travers une pierre. Avec la présence des colonialistes occidentaux et leurs interactions avec les populations locales, les Minahasans ont évolué vers un système d’échange basé sur la pierre, influencé à la fois par leurs anciennes croyances spirituelles et par les idées capitalistes d’inspiration chrétienne. The Epoch of Mapalucene explore la dynamique de la vision du monde des Minahasans à travers le prisme de la culture numérique, en spéculant sur son potentiel pour imaginer une société alternative basée sur une réciprocité qui réunit les domaines animé et inanimé.

Natasha Tontey, The Epoch of Mapalucene (2021)
Vidéo Full HD
Durée: 24’37”,
Couleur, 16:9
Audio : stereo en Tontemboan, anglais, et Melayu Minahasa avec sous-titres en anglais et indonésien
Co-Commissioné par transmediale 2021 et Other Futures

 

Natasha Tontey (*1989 à Jakarta, Indonésie) est une artiste minahasane basée entre Yogyakarta et Jakarta. Sa pratique explore des mythologies spéculatives autour de la « peur fabriquée », imaginant des futurs depuis le point de vue d’entités marginalisées plutôt que d’institutions dominantes. Par la vidéo et la performance, elle fusionne folklore et science-fiction pour créer des mondes alternatifs de résistance et de soin. Son œuvre met en lumière la tendresse au cœur de la terreur, invitant le spectateur à imaginer des relations affectives au-delà de la peur. Elle a exposé notamment au Museum MACAN (Jakarta), à Auto Italia London, à la Biennale de Singapour, à la Biennale d’Istanbul et au BFI London Film Festival. Elle est lauréate du Han Nefkens Foundation Video Production Grant (2024) et du HASH Award du ZKM (2020).