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Une proposition de Malick Ndiaye

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Une proposition de Malick Ndiaye

Cette sélection de sept films d’artistes du continent africain et de sa diaspora présente une diversité de propositions au niveau technique et thématique. Elle varie ainsi entre un film d’animation et un documentaire anthropologique, une narration sur les objets et une science-fiction, ou encore une histoire de Sisyphe et un récit de solitude. Réalisés entre 2016 et 2020, ces projets d’art vidéo établissent un panorama représentatif d’une vigueur et d’un dynamisme propre à la création digitale en Afrique.

Chacune de ces oeuvres est disponible pour une durée limitée:

Falling (2017) de Sethembile Msezane, jusqu’au 23 décembre 2020.
The Planets, Chapter 32 (2017) de Jackie Karuti, jusqu’au 23 décembre 2020.
Hamus (2019) et Una Favola Vera (2020) de Ezra Wube, jusqu’au 7 janvier 2021.
La Renardière (2016) de Yasmina Benabderrahmane, jusqu’au 17 janvier 2021.
Vivons dans j’heureusement (2020) de Ndoye Douts, jusqu’au 17 janvier 2021.
Maamo Maam (2020) de Mamadou Khouma Gueye, jusqu’au 17 mai 2021.

 

Mamadou Khouma Gueye
Maamo Maam, 2020, 34’
Tels des portraits fragmentaires, le film Maamo Maam convie à une rencontre avec des artefacts de la collection du musée Théodore Monod. Sortis des réserves, mortier, canari, poupée, tam tam sont discutés. Ils portent les narrations de différentes personnalités où se rejoignent savoirs, éléments d’analyses, histoire personnelle et mémoire collective. D’un portrait à l’autre, des liens se tissent par résonnance et créent un champ référentiel dense qui inscrit ces objets dans les cosmogonies où ils sont nés. L’Afrique n’a pas renoncé au sacré et à l’invisible, ni à la valeur sacrée des objets, de la terre, de la parole (Ibrahima Sow).

Après des études d’Histoire à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Sénégal), Mammadou Khouma Gueye s’est lancé dans le cinéma en militant pour l’accès à ce medium pour la population de la banlieue de Dakar, avant de se diriger vers la réalisation. Jouant de la débrouille et puisant dans l’énergie collective de sa génération pour produire et diffuser le cinéma de la région. En défendant toujours l’idée que l’art doit faire place aux gens ordinaires, et participer à la représentation et à la prise de conscience des réalités sociales et politiques, parfois difficiles. Également intervenant d’éducation à l’image, l’artiste vit entre Guinaw Rails et Nantes. Membre fondateur et membre actif de l’association Plan B Films, il intervient en France dans l’enseignement cinématographique pour l’association Makiz’art, Stéréolux, L’Ecole Cinécréatis et l’Université de Nantes.